Un Liverpool renversant !
Les deux équipes avaient la particularité d’avoir joué sur la scène européenne cette semaine. Mercredi pour les hommes de Rafael Benitez, vainqueurs du PSV Eindhoven (3-1), dans le cadre de la Ligue des Champions, jeudi pour les Citizens, vainqueur de Nicosie(2-1) dans la petite Coupe d’Europe. Sur ce point les deux équipes ne partaient donc pas sur un pied d’égalité. Mais le collectif d’Anfield,plus mûr et surtout mieux organisé, a réussi à forcer la décision aucours d’une fin de match épique que seule la Premier League semble pouvoir réserver.
City n’est pas encore grand
Après l’annonce du rachat de Manchester City par unc onsortium issu des pays du Golfe, les supporters et la presse anglaisese sont mis à rêver des joueurs qui pourraient fouler la très belle pelouse du City of Manchester Stadium. Comme un cadeau tombé du ciel,Robinho a débarqué le dernier jour du mercato. Mais malgré cet apport qualitatif de premier plan, Manchester City n’est pas encore un prétendant au Big Four. Les locaux, entreprenants et bien en jambes,regagnaient les vestiaires à la pause grâce à un but d’Ireland,opportuniste après un déboulé de Wright-Pihllips (1-0, 19e) et un coup franc supersonique de Garrido dans la lucarne de Reina (2-0, 41e).
Benitez était furieux et Steven Gerrard donnait dela voix pour motiver ses troupes, quelque peu amorphes et dépassées par la furie des Mancuniens. Le tournant du match est à mettre au crédit de Robinho qui parvient à mettre au-dessus du but un centre magnifique de Wright-Phillips aux six mètres (65e). Le K.O était à portée de chaussure. Un peu plus tôt, Fernando Torres n’avait pas manqué de réduire le score sur une action similaire (2-1, 53e). Quelques minutes plus tard, Zabaleta, coupable d’une faute grossière et inutile au milieu du terrain, obligeait monsieur Walton à sortir le carton rouge(65e). Peu à peu Manchester City allait se replier sur sa défense quin ’est clairement pas sa force.
A l’image d’une équipe de Liverpool courageuse et accrocheuse, Fernando Torrès plaçait sa tête sur un corner pour tromper la vigilance de Hart et croire à l’impossible (2-2, 73e). Comme un symbole de cet état d’esprit, c’est Dirk Kuyt qui crucifie City dans les arrêts de jeu après une déviation involontaire de la défense sur untir de Benayoun (2-3, 92e). Le ciel tombait sur la tête de Mark Hughes paient cash leur naïveté et laissent Liverpool s’envoler au classement. City, 11e avec 9 points, n’est pas encore devenu la grande équipe décrite dans la presse britannique. Mais ce n’est peut-être qu’une question de temps...et d’argent.
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